Chez Soi Demain | Informations vérifiées le 6 octobre 2026
La hausse du gaz en octobre 2026 concerne d’abord les contrats indexés sur le prix repère de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Ce repère augmente de 6,3 % TTC au 1er octobre. Cela ne signifie pas que toutes les factures augmentent de 6,3 % : votre contrat, votre consommation et la période facturée déterminent le montant à payer.
Avant de changer d’offre, retrouvez votre formule tarifaire et le prix du kWh. Voici les repères officiels et une méthode pour comprendre ce qui change chez vous, sans confondre hausse des tarifs et hausse de consommation.
Source : Service Public, actualité publiée le 11 septembre 2026
La hausse du gaz en octobre 2026 en quelques repères
La CRE annonce un prix repère moyen de 182,88 €/MWh TTC en octobre, contre 172,05 €/MWh en septembre. Seule la composante d’approvisionnement évolue dans cette hausse mensuelle. Elle reflète une remontée des prix de marché observés en août par rapport à juillet.
Le prix repère de vente de gaz naturel, ou PRVG, sert à comparer les offres. Il ne s’agit ni d’un tarif obligatoire pour tous les fournisseurs, ni d’un contrat auquel vous pourriez souscrire. Les tarifs réglementés de vente du gaz ont disparu au 1er juillet 2023.
Pour les clients dont le contrat suit ce repère, la CRE estime le surcoût moyen à 5,28 € TTC sur le mois d’octobre. Ce montant est une moyenne, pas un supplément forfaitaire appliqué à chaque foyer.
Source : CRE, communiqué du 10 septembre 2026
Les contrats concernés par la hausse
Votre offre est indexée sur le prix repère
La hausse peut se répercuter selon la formule prévue au contrat. Vérifiez le nom de l’indice, la date d’application, la grille tarifaire et l’éventuelle remise. Une réduction annoncée sur le prix du kWh ne signifie pas que toute la facture bénéficie du même pourcentage.
Votre offre est à prix fixe
La CRE précise que les offres à prix fixe ne sont pas concernées par cette évolution de l’approvisionnement. Relisez toutefois ce qui est effectivement garanti et jusqu’à quelle date. Un prix fixe ne fige pas votre consommation : utiliser davantage de gaz peut toujours augmenter votre dépense.
Votre offre suit une autre formule
Ne lui appliquez pas automatiquement les 6,3 %. Certaines offres suivent d’autres indices ou modalités d’évolution. Le médiateur national de l’énergie souligne que les indexations sur les marchés peuvent être plus risquées. Si la formule reste obscure, demandez une explication écrite à votre fournisseur.
Source : Energie-Info, prix repère du gaz pour octobre 2026
Les prix de référence pour octobre
La grille CRE distingue les usages. Voici les valeurs TTC moyennes publiées pour la zone de desserte GRDF. Elles ne remplacent pas les tarifs de votre contrat.
| Repère TTC | Cuisson et eau chaude | Chauffage |
|---|---|---|
| Abonnement annuel | 152,46 € | 360,79 € |
| Prix moyen du kWh | 0,17832 € | 0,14557 € |
Le prix variable dépend aussi de la localisation. La CRE publie des fourchettes pour la zone GRDF et des références distinctes pour les entreprises locales de distribution. Comparez donc un même usage et une même zone.
Ne confondez pas l’indicateur moyen de 182,88 €/MWh avec le prix du kWh facturé dans votre offre. Pour un calcul personnel, utilisez séparément votre abonnement et votre tarif contractuel du kWh.
Source : CRE, grille du prix repère applicable en octobre 2026
Vérifier votre facture avant de tirer une conclusion
Rassemblez la facture détaillée, les conditions de votre offre et la grille tarifaire en vigueur. L’échéancier bancaire ne suffit pas. Relevez ensuite les éléments suivants :
- La période concernée. Une facture couvrant septembre et octobre peut utiliser plusieurs prix successifs. Repérez les dates de chaque ligne.
- La consommation en kWh. Comparez-la séparément du tarif. Une hausse de dépense peut venir du redémarrage du chauffage, même sans changement de prix.
- Le prix du kWh, avec la même base fiscale. Ne comparez pas un montant hors taxes avec un montant TTC.
- L’abonnement et les services éventuels. Un kWh moins cher ne suffit pas à conclure si les autres postes coûtent davantage.
- Le caractère réel ou estimé de la consommation. En cas d’écart inexpliqué, demandez au fournisseur le détail de son calcul plutôt que de déduire la hausse à partir du seul prélèvement.
La DGCCRF recommande de comparer abonnement et prix du kWh, pas seulement les mensualités : celles-ci peuvent être minorées et donner lieu à une régularisation.
Source : DGCCRF, contrats de gaz et informations de facturation
Estimer le surcoût à consommation identique
Pour isoler l’effet du tarif variable, multipliez les kWh d’une même période par la différence entre le nouveau et l’ancien prix TTC du kWh. Ajoutez séparément une éventuelle variation de l’abonnement ou des services sur cette période.
Exemple pédagogique avec des tarifs fictifs : 500 kWh à 0,13 €/kWh coûtent 65 € ; les mêmes 500 kWh à 0,14 €/kWh coûtent 70 €. Le surcoût variable est de 5 €. Cet exemple ne décrit pas la hausse officielle d’octobre et ne prédit aucune facture.
Si la consommation passe ensuite à 700 kWh, la part variable atteint 98 € au tarif fictif de 0,14 €. Sur les 33 € d’écart avec les 65 € initiaux, 5 € proviennent du changement de tarif appliqué aux 500 kWh initiaux et 28 € des 200 kWh supplémentaires. Cette distinction évite d’attribuer toute la hausse au fournisseur.
Comparer les offres sans changer dans la précipitation
Une annonce de hausse justifie une vérification, pas forcément une résiliation. Comparez le coût annuel avec la même consommation de référence, puis lisez la durée des prix garantis, les modalités d’évolution et les frais annexes. Une estimation fondée sur le tarif du jour n’est pas une garantie de facture annuelle si les prix peuvent changer.
Le comparateur indépendant du médiateur national de l’énergie est accessible depuis sa fiche pratique sur la comparaison des offres. Examinez aussi les modalités de contact et les services réellement inclus. Une mensualité attractive peut simplement reposer sur une consommation sous-estimée.
Source : Energie-Info, méthode et accès au comparateur public
Pour un particulier qui change seulement de fournisseur en conservant le même logement, la démarche est gratuite. Souscrivez auprès du nouveau fournisseur : il organise la résiliation de l’ancien contrat à la prise d’effet du nouveau. Il n’y a pas de changement de compteur ni de coupure liée à ce changement. Un déménagement relève d’une autre démarche.
Source : Energie-Info, changer de fournisseur de gaz naturel
Limiter les besoins de chauffage sans achat précipité
Le prix du contrat n’est qu’un levier. L’ADEME conseille d’adapter les horaires de chauffage à l’occupation, de dégager les radiateurs et de préserver une bonne ventilation. Commencez par les réglages de votre installation, en tenant compte du confort et des besoins des occupants. Aucun pourcentage d’économie n’est garanti pour votre logement.
Notre guide du thermostat connecté et des économies possibles aide à distinguer la programmation utile des fonctions dont vous pouvez vous passer.
Une hausse mensuelle ne suffit pas, à elle seule, à justifier le remplacement d’une chaudière. L’ADEME recommande de réduire d’abord les besoins du logement, notamment par l’isolation, avant de choisir un nouvel équipement.
Si un remplacement était déjà envisagé, notre comparatif pompe à chaleur ou chaudière à granulés permet de poser les bonnes questions sur le bâtiment, les émetteurs et le coût complet.
Source : ADEME, les bons gestes pour un chauffage plus économique
Questions fréquentes
Une mensualité inchangée signifie que mon tarif ne bouge pas
Non. Un prélèvement lissé peut rester identique pendant que le tarif ou la consommation évolue. Contrôlez la grille applicable et la facture détaillée ; la régularisation peut révéler plus tard l’écart avec les acomptes versés.
Ces repères concernent aussi les bouteilles de gaz
Non. Les chiffres cités concernent le gaz naturel distribué par réseau aux clients résidentiels. Ils ne doivent pas être appliqués au butane ou au propane en bouteille, ni à un contrat de citerne.
Peut-on déjà prévoir toute la facture de cet hiver
Pas à partir du seul prix d’octobre. Le résultat dépendra de votre consommation et des règles d’évolution de votre contrat. Pour les mois suivants, consultez les nouvelles publications officielles de la CRE et les informations de votre fournisseur ; une projection n’est pas un tarif garanti.

